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Plan pour la Seine-Saint-Denis : une première étape avec des avancées qui devront être confirmées

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J’ai accueilli ce matin les membres du gouvernement, venus visiter différents équipements publics de Seine-Saint-Denis et présenter le plan gouvernemental pour notre département. Un plan qui fait suite au rapport parlementaire auquel j’ai participé sur l’évaluation de l’action de l’État dans l’exercice de ses missions régaliennes en Seine-Saint-Denis.

Même s’il n’est pas complètement à la hauteur des enjeux, je note d’abord que ce plan comporte plusieurs mesures positives que les rédacteurs du rapport appelaient de leurs vœux.

Parmi ces mesures, la prime de 10.000 euros de fidélisation des fonctionnaires va nous permettre de conserver les agents les plus expérimentés plutôt que de les laisser partir dès leur formation achevée. Autre avancée, la création de 150 postes de policiers, dont 100 officiers de police judiciaire. D’autre part, la rénovation de locaux de justice ou de police ainsi que la création de postes de greffiers et de magistrats au tribunal de Bobigny vont également dans le bon sens.

Mais à l’issue de cette présentation, plusieurs interrogations lourdes demeurent pour notre département.

D’abord, ce plan ne s’inscrit pas dans une trajectoire pluriannuelle de rattrapage du retard très important accumulé année après année. La Seine-Saint-Denis est en effet l’un des départements où l’État dépense le moins par habitant, pour assurer les missions régaliennes que sont la police, la justice et l’éducation.

Et justement, l’éducation est malheureusement la grande absente de ce plan. C’est tout à fait incompréhensible dans un département qui est l’un des plus jeunes de France et des plus prometteurs. Les 20 millions d’euros pour rénover les écoles sur 10 ans ne représentent que l’équivalent de 3 classes, ce qui est dérisoire dans un département qui compte plus de 8.000 classes et plus de 200.000 élèves en élémentaire.

Au final, ces annonces constituent une première étape dans la prise en compte des difficultés de ce département. Mais pour que ce ne soit ni un coup d’épée dans l’eau, ni un coup de communication, j’ai demandé au Premier Ministre que ces mesures se traduisent par un plan pluriannuel, avec une évaluation régulière et la prise en compte de l’éducation aujourd’hui absente du train de mesures.

Enfin, au-delà de ces mesures, c’est aussi le regard sur ce département qui doit changer. Il ne doit plus être considéré comme un boulet pour la République, mais plutôt comme une pépite en raison de sa jeunesse, de son métissage et de son dynamisme culturel et économique.

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