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Pour une commission d’enquête sur la recrudescence des suicides de policiers

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Deux nouveaux policiers viennent de se donner la mort, ce qui porte le nombre de suicides parmi les gardiens de la paix à 28 pour l’année en cours. Ce bilan provisoire, en très forte dégradation par rapport aux années précédentes (35 suicides en 2018), est d’autant plus préoccupant qu’il touche la profession déjà la plus impactée par ces actes de désespoir.

Nous ne devons pas nous accoutumer à cette statistique macabre. Elle n’est pas le produit d’un hasard malheureux, mais elle témoigne d’une souffrance qui résulte de conditions de travail très dégradées et des formes de maltraitance que subissent les agents : multiplication des heures supplémentaires (le plus souvent non payées), allongement des horaires, vétusté des locaux et des matériels, et plus généralement un manque de considération que sanctionne en outre des niveaux de salaire très bas.

Le ministre de l’intérieur vient d’annoncer la création d’une cellule d’écoute. C’est bien sûr une première réponse, indispensable pour éviter qu’au terme d’une logique mortelle, les agents en détresse ne commettent un acte irréparable.

Mais pour prévenir efficacement ces suicides, il faut identifier ce qui motive leur recrudescence, et s’y attaquer. C’est pourquoi, avec les députés communistes, je demande la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur les conditions de travail qui permettra de poser un diagnostic et d’établir un plan de prévention qui agisse sur les causes profondes de ce phénomène tragique.

Stéphane Peu
Député de la Seine-Saint-Denis

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