La lutte des cheminots est la notre !

Un train peut en cacher un autre, comme on dit à la SNCF. La « réforme » de la société nationale des chemins de fer voulue par le gouvernement illustre la célèbre expression.

Le combat engagé par les cheminots contre le « pacte ferroviaire » dépasse en effet, et de loin, des enjeux catégoriels. La casse de la SNCF décidée par la Macronie nous concerne toutes et tous. Si la mobilisation ne fait pas dérailler le gouvernement, si elle ne le fait pas sortir de la voie qu’il s’est tracé, il est fort à parier que la destruction de ce qu’il reste de service public se mettra en mode TGV.

Le battage idéologique pilonne sur le statut des cheminots accusé de tous les maux et même – parmi toutes les inepties déversées – d’être à l’origine de la dette de la SNCF. C’est en vérité l’éclatement de l’entreprise publique, son morcellement avec notamment la création de Réseau ferré de France (RFF) qui est la source des surcoûts et aussi des dysfonctionnements.

Pour transformer la SNCF en société anonyme, le gouvernement affirme que les capitaux resteront 100% publics… La même musique entendue pour GDF, France Telecom ou Aéroports de Paris avec, au fil des ans, l’aboutissement de la privatisation partielle, voire totale.

L’Etat, promis-juré, dit qu’il ne touchera pas non plus aux lignes secondaires. L’argument est spécieux puisqu’il précise vouloir confier aux Régions la gestion des quelques 9000 kilomètres concernés en sachant pertinemment qu’elles sont déjà exsangues financièrement.

La France populaire, celle qui a le plus besoin des services publics a aussi besoin de la victoire des cheminots. Leur victoire dépend de notre soutien sous toutes ses formes, y compris financier. Versons à la caisse de solidarité mise en place à Saint-Denis via la cagnotte en ligne, accessible en cliquant ici !

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