La lettre du député #4

Les gilets jaunes : « On veut juste vivre »

C’est un appel simple, venu des République comme le gouvernement quatre coins du pays, depuis traitent les hommes et femmes dans ce les campagnes jusque dans nos pays.
quartiers : «On veut juste vivre ! »

demandent les salarié·es sous-payé·es comme les retraité·es malmené·es par le gouvernement. Des gilets jaunes, des blouses blanches, des cols bleus ou des robes noires, c’est une révolte arc-en-ciel qui se lève, une révolte pour la dignité.

Ce n’est pas seulement une révolte contre l’injuste taxe sur les carburants, la mesure de trop. C’est l’expression d’une colère accumulée depuis 30 ans contre des politiques qui demandent toujours plus d’effort sans jamais aucun résultat positif sur nos vies, au contraire : des salaires et des pensions en berne, des fin de mois de plus en plus difficiles, des prélèvements et des prix en hausse, comme ceux des logements, du gaz, de l’essence et même des produits de 1ère nécessité.

Alors que les familles n’arrivent plus à joindre les deux bouts, Macron et son gouvernement ont multiplié les cadeaux aux plus riches, aux multinationales et à la finance. Sans compter le mépris de classe avec lequel le Président de la

Un Président qui entend surtout de l’oreille droite…

Lors de son intervention télévisée de lundi soir, Emmanuel Macron n’a pas pris la mesure de la colère, même s’il a fait de légères concessions sur la CSG et sur le SMIC.

Mais il ne répond pas vraiment à la question du pouvoir d’achat et se refuse à agir en faveur de la justice fiscale.

Il ne veut pas revenir sur les cadeaux aux riches comme l’ISF ou encore le CICE qui représentera en 2019, 40 milliards d’euros de « chèque en blanc » aux grandes entreprises sans contre partie pour l’emploi et la politique salariale.

Pourtant, il est possible de faire autrement. Ce sont ces propositions que j’ai souhaité porter à votre connaissance.

Stéphane Peu

Votre député

Nos propositions

Les députés communistes proposent des mesures d’urgence crédibles pour le pouvoir d’achat des Français·e·s et la justice fiscale en changeant de priorité pour :

>> LES DéPENSES

  • Annulation de la hausse de la taxe sur les carburants.
  • Hausse du SMIC immédiate de 200 € net (260 € brut)
  • Arrêt du gel et augmentation du point d’indice des fonctionnaires.
  • Ouverture de négociations salariales dans le public comme dans le privé.
  • Revalorisation immédiate des pensions.
  • Suppression de la CSG pour les retraités.
  • Application de l’égalité salariale femme-homme.
  • Adoption d’un plan de financement de nos services pu- blics : hôpitaux, crèches, maternités, écoles, transports…

>> LES RECETTES

  • Rétablissement de l’impôt sur la fortune (ISF) : 3,5 milliards de recettes, exactement le montant que le gouverne- ment voulait prélever avec la taxe sur les carburants.
  • Mettre un coup d’arrêt à la fraude et l’évasion fiscale des riches et des multinationales (100 milliards par an qui s’envolent dans les paradis fiscaux) par un plan national de lutte contre l’évasion fiscale : COP fiscale, liste française des paradis fiscaux, suppression du verrou de Bercy, etc…
  • Mettre en place le prélèvement à la source de l’impôt sur les bénéfices des multinationales.
  • Suppression du cumul en 2019 du CICE et de l’exonération des cotisations sociales pour les grandes entreprises qui va coûter 40 milliards.
  • Abrogation de la «flat-tax» qui entraine une diminution de l’imposition sur les dividendes et les revenus financiers.

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