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Je fais le point dans les médias sur la situation sanitaire en Seine-Saint-Denis

J’ai pu m’exprimer sur différents médias audiovisuel et presse écrite ces derniers jours sur la situation alarmante en Seine-Saint-Denis et sur les mesures qui peuvent être prises. Ci-dessous quelques uns de ces interviews.

“Ce paradoxe est insupportable et en dit long sur l’absence de stratégie, de logistique, de vision sur les politiques sanitaires à mettre en œuvre”, a affirmé mardi 31 mars sur franceinfo l’élu communiste.

18h50 France Info (31 mars 2021)

“Comment pouvez-vous imaginer une stratégie de lutte efficace contre le Covid-19 quand, dans le département le plus infecté, c’est la population la moins vaccinée ?”, s’est demandé Stéphane Peu, député PCF de Seine-Saint-Denis, mercredi 31 mars sur franceinfo. “Ce paradoxe est insupportable et en dit long sur l’absence de stratégie, de logistique, de vision sur les politiques sanitaires à mettre en œuvre”, a ajouté l’élu communiste.

“J’ai fait la proposition, hier à l’Assemblée nationale, que le vaccinodrome du Stade de France dont on parle beaucoup, qui doit ouvrir la semaine prochaine avec 10 000 doses de vaccin par semaine, soit prioritairement adressé à la population de la Seine-Saint-Denis et notamment aux métiers les plus exposés”, a rappelé Stéphane Peu.

“On l’avait déjà constaté il y a un an lors de la première vague : la population de la Seine-Saint-Denis, confinement ou pas confinement, va travailler”, a-t-il constaté. “Elle ne télétravaille pas et ne va pas aller, dans sa grande majorité, dans des maisons de vacances pour passer les quelques semaines de confinement. Elle va prendre le métro chaque matin, le RER, les bus pour travailler”, a souligné le député PCF qui espère une meilleure stratégie sanitaire de la part du gouvernement.

Seine-Saint-Denis. « Notre département est l’un des plus touchés et l’un des moins vaccinés. C’est insupportable » : le coup de colère de Stéphane Peu

L’Humanité du lundi 29 Mars 2021 – Naïm Sakhi

Stéphane Peu, député PCF de Seine-Saint-Denis, alerte sur la situation sanitaire dégradée dans son territoire. Il en appelle à un changement dans la stratégie vaccinale. Il posera mardi 30 mars une question au gouvernement à ce sujet. Entretien.

Votre département , le plus jeune de France, affiche un taux de vaccination d’à peine 8 %, contre 11,5 % en moyenne nationalement. Alors que vous avez alerté la semaine dernière sur le manque de transparence de ces chiffres, quel regard portez-vous sur cette situation ? Faut-il changer de doctrine et prioriser les territoires les plus touchés ?

STÉPHANE PEUD’une manière générale, la Seine-Saint-Denis est depuis le début de la crise en haut de la courbe épidémique. Si le Covid est mondial et touche les personnes d’un certain âge, elle est aussi une épidémie qui creuse les inégalités. Notre département fait face à une forte densité urbaine et à une grande précarité dans l’habitat. Très peu d’habitants peuvent télétravailler, exerçant un métier de la première ou deuxième ligne. Il faut adapter les mesures aux territoires et aux personnes. Notre département est l’un des plus touchés mais aussi l’un des moins vaccinés. Ce paradoxe est insupportable. La vaccination doit s’adresser massivement à tous les habitants. Ce n’est pas le cas avec Doctolib, qui a conduit à ce que 35 % des vaccinés en Seine-Saint-Denis n’habitent pas le département. Il faut s’appuyer sur le service public et notamment la CPAM et les services sociaux des municipalités, les seuls à pouvoir avoir une démarche de vaccination auprès des publics concernés. Nous devons élargir les tranches d’âge en direction de tous les salariés les plus exposés, n’ayant pas le choix d’aller travailler et de prendre les transports. On ne peut avoir un vaccinodrome au Stade de France et ne pas développer les centres de vaccination au plus près de la population. Des villes qui en demandent comme Stains ou Épinay n’en ont toujours pas. L’épidémie en Seine-Saint-Denis nous oblige à faire feu de tout bois et ne pas opposer les solutions les unes aux autres.

La situation sanitaire en Seine-Saint-Denis est très préoccupante, notamment au regard du taux d’incidence dans les écoles. Dans ce territoire populaire , est-il possible de répondre à l’impératif sanitaire tout en limitant le risque d’amplification des inégalités scolaires ?

STÉPHANE PEUIl y a beaucoup d’inquiétude. Dans de nombreuses écoles, le taux d’incidence est supérieur à la moyenne du département, alors même que ce dernier est le plus élevé de France. Une école fermée, c’est plus de fracture sociale et de décrochage scolaire dans des familles n’ayant pas toujours les moyens numériques et culturels pour faire face. Il faut donc tout faire pour maintenir les écoles ouvertes. C’est un choix juste et partagé par l’ensemble de la communauté éducative du département. Dans ma ville, j’ai une école où il y a un enseignant remplaçant pour cinq classes. Ce n’est plus l’école mais la garderie. Je vois trois priorités nécessaires pour maintenir les écoles ouvertes avec une certaine continuité pédagogique. Tout d’abord, un recours massif aux remplacements, surtout après que Jean-Michel Blanquer s’est enorgueilli d’avoir réalisé 400 millions d’économies dans ce domaine. Ensuite, vacciner en urgence les enseignants volontaires. Puis nous devons multiplier les tests salivaires à l’école pour isoler au mieux les cas positifs.

Emmanuel Macron et le gouvernement envisagent de nouvelles mesures de restriction. Vous paraissent-elles indispensables et quelles devraient être les priorités face à cette troisième vague ?

STÉPHANE PEU Notre salut viendra du vaccin et donc du développement des campagnes de vaccination. Sur ce sujet nous sommes tributaires du bon vouloir de l’industrie pharmaceutique. C’est anormal. Nous devons reprendre la main sur la production des vaccins avec une gestion publique. Si pour atteindre le seuil de vaccination nécessaire nous devons prendre des mesures restrictives pour freiner l’épidémie, il faut les mettre en place. Les Français attendent des perspectives positives. Le port du masque et les gestes barrières sont très respectés, preuve de leur discipline.

Interviewé par BFM TV

Mon interview par BFM TV à l’issue de la séance des questions au gouvernement pendant laquelle j’ai pu poser une question sur la nécessité de maintenir les écoles ouvertes, je suis revenu sur cette question et sur la situation sanitaire en Seine-Saint-Denis.

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