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Quelques unes de mes interventions pendant la loi “séparatisme”

Bien-sûr, ce n’est pas exhaustif, les débats ayant duré des dizaines d’heures.

“La République restera laïque parce qu’elle aura su rester sociale”

En ouverture de l’examen du projet de loi visant à conforter le respect des principes de la République, j’ai exprimé ma déception devant ce texte déséquilibré et bien éloigné des annonces du Président de la République dans son discours des Mureaux.J’ai regretté que cette loi n’ait pas fait le choix de s’adosser à la formule de Jean Jaurès : « La République doit être laïque et sociale mais restera laïque parce qu’elle aura su être sociale »Oui, le séparatisme inexcusable de quelques uns se nourrit trop souvent d’autres séparatismes et de rupture d’égalité républicaine. Ce sont les causes qu’il faut traiter et pas seulement les conséquences. Retrouvez mon intervention.

Attaquer la fonction publique, c’est attaquer la neutralité du service public

Alors que les débats s’engagent sur le projet de loi visant à « conforter les principes de la République », j’ai rappelé que c’est à un député communiste que l’on doit l’inscription le la laïcité dans le préambule de la Constitution, comme principe fondateur.C’est également à deux ministres communistes, Maurice Thorez puis Anicet Le Pors que l’on doit le statut moderne de la fonction publique, garante de la laïcité dans le service public.Par contre, c’est bien le gouvernement et la majorité LREM qui a fait voter en 2019, une loi cassant ce statut et permis le recrutements d’un million de contractuels, ouvrant ainsi des brèches dans le principe de neutralité du service public.

Respect des croyances et neutralité de l’action des élus

J’ai bien-sûr réaffirmé que les élus puissent évidemment participer, par respect ou lorsque c’est nécessaire, à certaines cérémonies, en allant à l’église, à la synagogue, à la mosquée ou au temple.Par contre, je me suis inquiété de la dérive de certains maires, comme celui de Béziers qui en assurant la promotion de certaines cérémonies religieuses tout en en dénonçant d’autres, instrumentalisent le fait religieux au service d’un projet politique.Sachons nous élever contre ce sectarisme et les logiques inspirées par le racisme qui trouvent normal qu’on aille chez les uns et jugent scandaleux qu’on aille chez les autres.

La République ne saurait opprimer les consciences

Je me suis adressé à certains députés de droite et d’extrême-droite qui avaient déposés, d’une manière obsessionnelle, des dizaines d’amendements sur le voile, à rebours des principes de laïcité et de la loi de 1905.J’ai rappelé pour ma part la sagesse des mots du père de la loi sur la laïcité de 1905, Aristide Briand :« Au moment où le législateur pénètre dans le domaine sacré des consciences, il nous faut indiquer les principes qui nous inspirent. La République ne saurait opprimer les consciences ou gêner dans ses formes, les multiples l’expression extérieure du sentiment religieux ».

Loi séparatisme : un peu de vie réelle dans l’hémicyle

Alors que les débats sur la loi contre le « séparatisme » ont abordé la question des restrictions de l’instruction en famille, nous avons assisté à un florilège de déclarations hypocrites sur l’école, de fausses déclarations d’amour à la République et beaucoup de propos éloignés de la réalité. Cela m’a conduit à intervenir pour décrire quelques aspects de la réalité vécus dans notre département en rappelant que l’affaiblissement de l’école et des services publics fait plus pour le discrédit de la République que les discours sur le séparatisme. J’ai invité les députés de tous les bancs à passer des paroles aux actes en se joignant à moi pour écrire la grande loi pour une école publique, laïque et obligatoire dont notre pays et sa jeunesse ont besoin.

Séparatisme : une loi de division plutôt que de cohésion nationale

Le projet de loi visant à conforter les principes de la République, ne tient finalement aucune des promesses faites par le discours d’Emmanuel Macron aux Mureaux, qui pointait pour une fois et à juste titre le séparatisme social dont sont victimes tant de nos quartiers. Tout au long des débats et jusqu’au vote, je n’ai cessé d’exprimer nos inquiétudes sur un texte en décalage avec l’esprit de liberté de la loi de 1905, un texte profondément déséquilibré oublieux de la phrase de Jaurès : « La République sera laïque si elle sait rester sociale ». Certes, quelques avancées ont été obtenues, et votées par une majorité de gauche. Je pense à l’application du principe de neutralité que les ministres communistes ont inscrit dans le statut de la fonction publique, à tous les salariés, malheureusement désormais nombreux, d’entreprises privées qui assurent des missions de service public par délégation. Par ailleurs, je me suis battu pour que les agents de service public, les infirmières, les enseignants ou encore les gardiens d’immeubles, dont je sais et constate au quotidien qu’ils sont trop souvent la cible de menaces et d’agressions, soient mieux protéger par leurs hiérarchies qui sont tentées de regarder. Malgré ces rares progrès, que j’ai voulu préserver et qui m’ont conduit à m’abstenir, au final, ce texte bancal aura surtout servi à la droite et à l’extrême droite de ne pas ménager leurs efforts pour pointer du doigt la communauté musulmane. Retrouvez mon explication de vote.

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