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La lutte contre les violence conjugale a besoin de moyens, pas de communication

Alors que 75 femmes ont été tuées par leur compagnon, j’ai interpellé la garde des Sceaux cet après-midi lors des questions au gouvernement.

9 lois ont été votées sur le sujet depuis 2010, et ne sont pas appliquées ou sont inopérantes, faute de moyens. Combien de femmes ressortent du commissariat ou du tribunal avec la peur au ventre, sans avoir pu porter plainte ou sans mise sous protection immédiate ? C’est inacceptable !

On ne peut pas attendre un hypothétique Grenelle de violences conjugales à l’automne. C’est tout de suite qu’il faut agir.

Le texte de mon intervention

Ma question s’adresse à Madame la Garde des Sceaux,

75 femmes ont été tuées par leur compagnon depuis le 1er janvier. Deux d’entre-elles vivaient à Saint-Denis, dans ma circonscription.

Si le « Grenelle des violences conjugales » annoncé pour la rentrée pourra être utile, les féminicides, en revanche ne connaissent pas de trêve. Il y a donc urgence à agir, maintenant !

Pour cela des lois existent, 9 ont été votées depuis 2010, une par an. Or, elles ne sont pas ou peu appliquées et donc inopérantes, faute de moyens !

Alors une chose est claire : la plus grande des empathies et la meilleure des communications n’endigueront pas ce fléau, sans mesure concrète financée.

L’Espagne l’a fait. Ici, en France, nous y consacrons 0,0066 % du budget dédié, et celui de la justice est parmi les plus faibles de l’Union européenne.

Madame la ministre, la protection judiciaire et policière des victimes est une impérieuse nécessité.

Aucune d’entre elle qui franchit les portes d’un commissariat ou d’un tribunal, ne doit en repartir la peur au ventre et au péril de sa vie.

Mais comment pourrait-il en être autrement quand les commissariats sont en sous-effectifs, et que, par exemple, faute d’Officier de Police Judiciaire ce qui aurait dû être une plainte

Comment pourrait-il en être autrement quand dans les juridictions, les délais de prises de décisions sont incompatibles avec l’urgence ?

Comment pourrait-il en être autrement quand les structures d’hébergement sont saturées du 1er janvier au 31 décembre, empêchant de fait la mise à l’abri immédiate de ces femmes, souvent avec enfants ?

Alors ma question sera simple : Madame la ministre, que comptez-vous mettre en place, avec vos collègues du gouvernement, pour que dès aujourd’hui, et sans attendre le Grenelle, nous mettions un terme à cette série macabre ?

 

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