Question écrite au sujet de la recrudescence des violences aux abords et au sein des établissements scolaires

M. Stéphane Peu alerte M. le ministre de l’éducation nationale sur la recrudescence inquiétante de faits graves de violence aux abords ou au sein des établissements scolaires de sa circonscription.

Depuis la rentrée scolaire de septembre 2017, ce sont plusieurs dizaines d’actes de violence qui ont été recensés engendrant colère, émoi et inquiétude au sein des communautés éducatives et des villes concernées.

Malgré les nombreuses interventions de M. le député auprès des plus hautes autorités de l’État (préfecture, rectorat, ministère), la situation ne cesse de se dégrader. Après le confinement de très jeunes élèves d’une école maternelle à la suite de coups de feu tirés aux abords de celle-ci, après les violences physiques exercées sur des personnels éducatifs par des individus extérieurs aux établissements ou par des élèves eux-mêmes, après les menaces et les dégradations multiples, nous assistons ces derniers jours au franchissement d’un palier supplémentaire dans l’inacceptable : comme ce fut le cas le 5 mars 2018 lors de l’intrusion de cinq individus cagoulés et armés au sein du groupe scolaire Descartes à Saint-Denis pour frapper très violemment, devant de nombreux enfants, trois agents du centre de loisirs.

Ces événements d’une extrême gravité nécessitent une réaction forte et ferme des autorités. L’école doit être un sanctuaire protégé au service de l’épanouissement et de l’éducation de l’enfant, à l’abri des violences de la société. Il ne doit, en aucune manière, être le théâtre d’événements, à l’instar de ceux de ces dernières semaines, mettant en danger la sécurité des personnes – enfants comme adultes – qui la fréquentent.

Pour protester contre ces violences et obtenir des garanties en matière de sécurité, des mobilisations ici et là de parents d’élèves et d’enseignants voient le jour. L’exaspération est à son comble, il faut y répondre.

En Seine-Saint-Denis, en particulier, l’éducation nationale joue un rôle essentiel, la cohésion de ce territoire en dépend. Les parents y fondent d’énormes espoirs, et les personnels y sont particulièrement investis, souvent au-delà des missions qui leurs sont confiées. Les résultats le prouvent : les établissements Séquano-Dionysiens sont, chaque année, en tête du classement sur la « valeur ajoutée ».

Pour autant, si l’insécurité gagne du terrain et pénètre dans l’enceinte des établissements, c’est la loi du plus fort et du caïdat qui menacent. Il est déjà très difficile pour l’éducation nationale de pourvoir l’intégralité des postes, qu’en sera-t-il demain si le personnel se sent menacé dans l’exercice de ses fonctions ?

De même que l’évitement scolaire est un phénomène répandu, qu’en sera-t-il de la mixité sociale quand tous les parents qui en ont les moyens et les capacités scolariseront leurs enfants en dehors des écoles publiques implantées dans certains quartiers ?

M. Stéphane Peu sollicite solennellement M. le ministre afin qu’il prenne toutes les dispositions nécessaires en partenariat avec ces acteurs et en concertation avec les parents, enseignants et personnels des établissements pour que l’école ne bascule pas dans la violence et reste, en Seine-Saint-Denis comme ailleurs, un lieu de paix au service des enfants qui la fréquentent.

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