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Ma réaction à l’annonce d’Élisabeth Borne à propos de l’AAH

Je vais déposer dans les tout prochains jours une proposition de loi « pour l’autonomie et la dignité des personnes handicapées portant déconjugalisation de l’Allocation aux adultes handicapés (AAH) ». Il s’agit d’abord d’une mesure de justice sociale qui reconnaîtra le droit à l’autonomie des personnes handicapées, alors qu’aujourd’hui, le montant de l’AAH (919,86 euros) devient dégressif dès que les revenus du conjoint du bénéficiaire dépassent 1.290 euros par mois jusqu’à sa suppression s’ils sont supérieurs à 2.313 euros par mois.

Cette situation absurde et dénoncée depuis des années par l’ensemble des associations de défense des personnes en situation de handicap conduit les personnes ayant droit à l’AAH à choisir entre vivre en couple ou jouir de leur droit à l’autonomie, et à payer ainsi un odieux « prix de l’amour».

Après Marie-George Buffet, j’ai défendu à deux reprises cette propoposition, lors de la précédente législature qui avait été soutenue sur de nombreux bancs de l’Assemblée nationale. Après les voltes-faces d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, désavouant l’ancienne ministre Sophie Cluzel qui s’était opposée avec acharnement à la déconjugalisation ces 5 dernières années, j’ai noté la déclaration de madame la Première ministre hier dans son discours de politique générale indiquant sa volonté de réformer l’AAH en partant « du principe de la déconjugalisation : c’est une question de dignité et une avancée très attendue. »

Je me félicite de cette annonce et mets la proposition de loi (ci-joint) à disposition de la représentation nationale afin qu’elle permette aux personnes handicapées de jouir de leur droit à l’autonomie, et de bénéficier pour près de 200.000 d’entre eux d’une amélioration concrète et immédiate moyenne de 300 euros de leur pouvoir d’achat.

J’invite le gouvernement à tenir compte de la nouvelle donne politique au Parlement qui appelle de sa part une nouvelle méthode : laisser grandir plus d’initiatives parlementaire, plus de proposition de loi et moins de projet de loi. L’examen et l’adoption de cette proposition de loi serait un bon test de cette nouvelle méthode.

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